Face-à-face américano-turc à Kirkouk Le Figaro - 07/07/2003 IRAK Les onze membres des forces spéciales turques arrêtés au Kurdistan irakien ont été relâchés hier soir à Bagdad. Les 11 militaires turcs arrêtés vendredi en Irak du nord par les forces américaines ont été libérés hier soir à Bagdad. Ils passeront la nuit dans une résidence de la capitale irakienne, pour des raisons de sécurité, et devraient être acheminés aujourd'hui en hélicoptère vers Souleimaniyeh au nord-est de l'Irak, lieu de leur arrestation. Une commission d'enquête conjointe, composée majoritairement de militaires, sera mise en place pour faire la lumière sur cet incident. L'administrateur en chef américain en Irak Paul Bremer a finalement accepté, hier, la création d'un «Conseil de gouvernement transitoire» doté de véritables pouvoirs exécutifs, tout en se réservant un droit de veto sur certaines décisions. Le 1er juin, Paul Bremer avait proposé à ses interlocuteurs irakiens la création vers la mi-juillet d'un Conseil politique de 25 à 30 membres, qui devait «conseiller» l'administration occupante dans les domaines économiques et politiques et préparer un référendum sur une nouvelle Constitution. Cette annonce avait provoqué la colère des hommes politiques irakiens, y compris les plus proches des Etats-Unis, qui voyaient s'éloigner la possibilité de prendre en main les rênes du pouvoir à Bagdad. Par ailleurs, la vague de violences, qui se poursuit, a été marquée samedi par la mort d'un journaliste britannique, cameraman indépendant, tué par des tirs d'inconnus à Bagdad. Sept policiers irakiens ont également péri dans un attentat à l'explosif à Ramadi, à 100 km à l'ouest de la capitale. Hier, c'est un soldat américain qui a été mortellement blessé, à l'intérieur du campus de l'université de Bagdad. Et dans la soirée, des inconnus ont mené une attaque au lance-roquette contre une patrouille américaine à l'entrée de la ville de Ramadi où les troupes américaines ont lancé une opération de ratissage. |