hautdroite2.gif (179 octets)

Ataturquie

A TA TURQUIE, Association socio-culturelle

LA TURQUIE DANS LA PRESSE FRANCAISE

--- Retour ---

L'entrée de troupes kurdes et américaines à Kirkouk inquiète la Turquie

Le Monde - 10/04/2003

 

Au lendemain de la chute de Bagdad, l'entrée de troupes kurdes à Kirkouk, l'une des deux grandes villes du nord de l'Irak, réveille les inquiétudes de la Turquie, qui se dit prête à faire "tout ce qui est nécessaire".

Au lendemain de la chute de Bagdad, les forces américaines, épaulées par des peshmergas, ont effectué un percée significative dans le nord de l'Irak et sont entrées à Kirkouk. Encore une fois, le cours des événements semble avoir été plus rapide que prévu.

La veille encore, un chef militaires kurdes, Mam Rostam, affirmait : "Nous n'avons pas l'intention d'attaquer Kirkouk." A Washington, le chef d'état-major interarmes, Richard Myers, soutenait qu'il subsistait "quelque chose comme dix divisions de l'armée irakienne dans le nord de l'Irak et peut être une brigade d'infanterie de la Garde républicaine". "Elles sont l'objet de bombardements et seront traitées de cette façon pendant encore un moment", avait-il ajouté.

Pourtant, jeudi matin, l'avancée sur Kirkouk s'est faite rapidement. Tandis que les tirs d'artillerie et de mortiers se poursuivaient à la périphérie de la ville, deux localités voisines, Makhmour, puis Altun Kupri, sont tombées. Les peshmergas seraient ensuite entrés dans Kirkouk à la faveur d'un retrait des dernières troupes irakiennes et d'un soulèvement de la population. Le commandement central américain n'a, dans un premier temps, pas confirmé l'entrée des forces américaines et kurdes à Kirkouk, estimant qu'"il serait prématuré de dire que quelque chose de significatif est arrivé ou va arriver à Kirkouk". Mais, déjà, sous couvert de l'anonymat, un militaire des forces spéciales américaines avait indiqué que "les Américains, les peshmergas et la population contrôlent la majeure partie" de la ville. Un capitaine américain indiquait, lui, qu'il y avait "des unités américaines tout autour des champs pétroliers" de Kirkouk.

A l'origine de ces discours contradictoires, le sentiment mitigé que procure à Washington l'entrée à Kirkouk des peshmergas. Celle-ci pourrait en effet provoquer une intervention turque en Irak, ce que ne souhaitent pas les Américains. Ankara s'est toujours oppposé à la prise des grandes villes du nord par des forces kurdes, qui pourraient profiter de la richesse pétrolière de la région pour proclamer leur indépendance, et réveiller, de la sorte, une rébellion séparatiste des Kurdes de Turquie.

D'où les réactions très vives d'Ankara, ce jeudi : la Turquie fera "tout ce qui est nécessaire", a averti le chef de la diplomatie turque, Abdullah Gül, avant d'indiquer : "Nous n'autoriserons ni les gens armés ni ceux sans armes qui pourraient tenter de détruire la structure démographique de ces villes". La situation de Kirkouk est en effet délicate : les Kurdes irakiens affirment qu'ils constituaient la majorité des habitants à Mossoul et Kirkouk avant "l'arabisation" forcée de ces villes par le régime de Saddam Hussein, tandis que les Turkmènes - minorité ethnique de langue turque soutenue par Ankara.- affirment avoir formé une majorité dans ces villes avant la venue au .pouvoir de Saddam Hussein.

Washington s'est dès lors appliqué, jeudi, à rassurer la Turquie. "Les forces américaines contrôleront Kirkouk", a déclaré, jeudi, le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer. Il a également indiqué que Washington avait donné son accord à Ankara pour qu'un "petit nombre" de soldats turcs soient envoyés dans le nord de l'Irak, ce qui avait, jusque-là, été exclu. Le discours américain semble avoir appaisé Ankara. "Il n'y a pas lieu de s'inquiéter en raison de ces garanties", a estimé M. Gül, qui a toutefois évoqué une "erreur" dans le déroulement des opérations. Mais la situation sur le terrain reste à débrouiller : des milliers de kurdes affluaient, en effet, jeudi après-midi vers Kirkouk, affirmant vouloir retrouver leurs maisons, et pour certains leurs familles. Des renforts américains ont été envoyés sur place. Pressés entre les inquiétudes turques et les revendications kurdes, leur position sera inconfortable.

Avec AFP et Reuters

      

[Présentation] [Press-Book] [Album] [Activités] [Actualités] [Nous Contacter] [Olusum/Genese]
[Dossier O/G] [Editions A TA TURQUIE] [Bibliographie] [Bibliothèque] [Poésies] [Hommage] [Galeries]
[Exposition] [Manifestations] [Annuaire] [Annonces] [Informations] [Liens] [Carnet Rose] [Quoi de Neuf]

Copyright 1999-2000 © Site créé par ATATURQUIE
Tel : 03 83 37 92 28 / Fax : 03 83 37 83 30 / poste@ataturquie.asso.fr
Webmaster :
Dominique SOUTREL
Site optimisé en 1024 x 768 pour Microsoft Internet Explorer 5

basdroite.gif (174 octets)