«La présence et la future présence de la Turquie en Irak découlent de considérations humanitaires et d'inquiétude touchant au terrorisme» Libération - 24/03/2003 Cemel Cicek, porte-parole du gouvernement turc. C'est le porte-parole du gouvernement turc, Cemel Cicek, qui a réagi ainsi, lundi, aux mises en garde européennes et américaines contre l'envoi de troupes turques au Kurdistan irakien. La Turquie veut intervenir dans le nord de l'Irak, et affirme avoir un blanc-seing des Américains, alors que Bush et l'Europe ont exprimé leur désaccord. Ankara et Washington sont d'accord sur les principes d'une intervention militaire de la Turquie dans le nord de l'Irak, selon Cemel Cicek, et la décision «concernant l'envoi de soldats là-bas» appartient à Ankara seul, a-t-il dit. «Nos intentions sont claires», ajoute Cemel Cicek, affirmant que la Turquie n'a aucune revendication territoriale en Irak et veut seulement se protéger des retombées possibles de la guerre. Dimanche, le président George W. Bush avait affirmé: «Nous avons fait savoir très clairement aux Turcs que nous attendions d'eux qu'ils n'entrent pas dans le nord de l'Irak». Une entrée des troupes d'Ankara dans le nord de l'Irak «apporterait des complications supplémentaires» à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, avançait pour sa part lundi un porte-parole de la Commission européenne à Bruxelles, alors que la veille, le minsitre belge des Afaires étrangères déclarait «impensable que la Turquie rejoigne l'Europe si elle entre dans le Kurdistan» irakien. |