hautdroite2.gif (179 octets)

Ataturquie

A TA TURQUIE, Association socio-culturelle

LA TURQUIE DANS LA PRESSE FRANCAISE

--- Retour ---

Le désaccord persiste à l'Otan sur l'aide à la Turquie

Yves Clarisse
Libération - 11/02/2003

 

BRUXELLES (Reuters) - Les opposants européens à la logique américaine de guerre en Irak, qui placent tous leurs espoirs d'une solution pacifique dans le rapport que les inspecteurs de l'Onu doivent présenter vendredi à New York, ont tenu bon à l'Otan malgré d'énormes pressions.

Les ambassadeurs alliés se sont réunis pour un long déjeuner à la résidence de leur homologue portugais, dans la banlieue de Bruxelles, avant de se rencontrer brièvement mardi soir au QG de l'Alliance atlantique pour tenter de parvenir à un accord sur l'envoi en Turquie de moyens de protection alliés.

"Pour l'essentiel, il n'y a pas encore de conclusion", a déclaré le porte-parole de l'Otan, Yves Brodeur, en émettant l'espoir que les "consultations" déboucheraient "bientôt", les pays travaillant "dur" pour trouver un consensus.

Une nouvelle réunion a été convoquée mercredi à 9h30 par le secrétaire général de l'Otan, George Robertson.

La France, l'Allemagne et la Belgique ont maintenu leur position dans les diverses réunions de mardi.

"Aujourd'hui, la question de la mobilisation des moyens de l'Otan est une question qui est prématurée", a déclaré le ministre belge de la Défense, André Flahaut, à la télévision belge RTBF. "Il est hors de question de décider là-dessus. C'est notre position, c'est une position ferme."

Ces trois pays refusent de préjuger de la suite des événements en s'engageant dans une logique de guerre, ce qui serait selon eux le cas si l'Otan envoyait une aide à la Turquie, le seul pays allié qui ait une frontière avec l'Irak.

Seize pays de l'Alliance atlantique ont réaffirmé leur disponibilité à dépêcher en Turquie des avions de surveillance Awacs, des batteries de missiles antimissiles Patriot et des unités de combat contre la guerre chimique et biologique.

RIEN AVANT VENDREDI ?

Ils se sont également déclarés prêts à remplacer dans les Balkans les soldats américains et britanniques qui seraient envoyés dans le Golfe ainsi qu'à assurer la protection des bases américaines situées sur le territoire européen.

Des propositions de compromis ont été évoquées par George Robertson pour tenter de sortir de cette crise qui, d'après les Etats-Unis, mine la crédibilité de l'Alliance.

Selon des diplomates, l'Otan se serait contentée des trois premières mesures - Awacs, Patriot et unités de combat contre la guerre chimique et bactériologique -, limitées à la seule Turquie, tout insistant sur le fait qu'il ne s'agissait pas de préparatifs de guerre, mais de rassurer les Turcs.

Cela n'a pas suffi pour les "Trois", qui refusent apparemment de faire mouvement avant la réunion de vendredi du Conseil de sécurité del'Onu au cours de laquelle Hans Blix, chef de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'Onu (Unmovic), et Mohammed ElBaradeï, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), présenteront leur rapport sur les inspections en Irak.

"Les enjeux sont très élevés et il sera difficile pour la Belgique, la France et l'Allemagne de faire marche arrière avant la fin de la semaine," a déclaré à Reuters François Heisbourg, de la Fondation pour la recherche stratégique.

L'espoir des trois pays, qui sont appuyés par plusieurs nations européennes sur ce point, est que le rapport des inspecteurs de l'Onu sera plus positif que le premier et insistera sur l'amélioration de la coopération avec Bagdad.

"Ils font le pari que cela changera la donne", a estimé un diplomate sous le couvert de l'anonymat.

LES ALLEMANDS MAL A L'AISE

Selon une source gouvernementale allemande, onze membres du Conseil de sécurité de l'Onu sur 15 sont favorables à la poursuite des inspections de l'Onu en Irak. L'Allemagne préside pour le mois de février l'instance suprême des Nations unies.

La position américaine, qui estime que "la partie est terminée" pour l'Irak, est soutenue au Conseil par la Grande-Bretagne, l'Espagne et la Bulgarie. Les autres pays soutiennent le point de vue allemand, a ajouté cette source.

Après la Russie lundi, les "Trois" ont obtenu mardi des appuis de choix, notamment celui de la Chine et de l'ancien président américain Bill Clinton, qui a exhorté les Etats-Unis à la patience et souligné qu'il restait une chance de désarmer l'Irak de manière pacifique sur les ondes de NBC.

Un rapport positif permettrait également à l'Union européenne, qui tient sommet lundi prochain à propos de l'Irak, d'étaler autre chose que ses profondes divisions.

Les Etats-Unis et leurs alliés ont pourtant maintenu une pression maximale, la première cible étant l'Allemagne, très sensible au discours américain selon lequel l'Otan sera délaissée si les alliés ne font pas front avec eux.

"Les Allemands ne sont pas à l'aise", reconnaît un diplomate d'un des trois pays qui ont opposé leur veto, tout en notant qu'aucun signe de fléchissement n'est venu de Berlin.

La Turquie, qui a demandé lundi l'aide de ses alliés en invoquant l'article IV du traité, a elle aussi fait monter les enchères par la voix de son premier ministre Abdullah Gül.

"La Turquie a défendu toute l'Europe pendant la période de la Guerre Froide. Elle a été un bouclier pour l'Europe. Il n'y a donc aucun doute que l'Otan doit remplir ses obligations envers elle," a-t-il dit à des journalistes à Ankara.

    

[Présentation] [Press-Book] [Album] [Activités] [Actualités] [Nous Contacter] [Olusum/Genese]
[Dossier O/G] [Editions A TA TURQUIE] [Bibliographie] [Bibliothèque] [Poésies] [Hommage] [Galeries]
[Exposition] [Manifestations] [Annuaire] [Annonces] [Informations] [Liens] [Carnet Rose] [Quoi de Neuf]

Copyright 1999-2000 © Site créé par ATATURQUIE
Tel : 03 83 37 92 28 / Fax : 03 83 37 83 30 / poste@ataturquie.asso.fr
Webmaster :
Dominique SOUTREL
Site optimisé en 1024 x 768 pour Microsoft Internet Explorer 5

basdroite.gif (174 octets)