hautdroite2.gif (179 octets)

Ataturquie

A TA TURQUIE, Association socio-culturelle

LA TURQUIE DANS LA PRESSE FRANCAISE

--- Retour ---

M. Erdogan multiplie les engagements pro-européens

Nicole Pope
Le Monde - 08/11/2002



Accompagné par Abdullah Gül, qui est souvent cité comme le chef possible du prochain gouvernement, il a rencontré les ambassadeurs des Etats membres de l'UE, le 6 novembre.
Istanbul de notre correspondante

La Turquie ne connaîtra pas son premier ministre avant la semaine prochaine. Mais le dirigeant de l'AKP, parti ex-islamiste ou conservateur musulman qui a décroché 363 des 550 sièges au Parlement, Recep Tayyip Erdogan, est déjà passé à l'action.

Il veut convaincre les Européens de faire un geste lors du sommet de Copenhague, le 12 décembre. "Le sujet le plus important à notre agenda est l'Union européenne, a déclaré l'ancien maire d'Istanbul. Nous sommes déterminés a obtenir un résultat à Copenhague."

Pour augmenter les chances de succès à Copenhague, M. Erdogan a sollicité l'aide de l'opposition, représentée au sein de la nouvelle Assemblée nationale par un seul parti, le Parti républicain du peuple (CHP). Son dirigeant, Deniz Baykal, a promis de coopérer pour l'adoption des réformes politiques nécessaires – une collaboration rare dans le contexte politique turc.

Tout en affirmant son désir de maintenir la pression sur l'Union européenne (UE), M. Erdogan a adopté un ton conciliant à l'égard des Quinze. "Avec l'opposition et avec les organisations non gouvernementales, nous pousserons pour le sommet du 12 décembre. Mais le 12 décembre n'est pas une fin en soi. La Turquie a besoin des critères de Copenhague en tout temps."

M. Erdogan, accompagné par Abdullah Gül, qui est souvent cité comme le chef possible du prochain gouvernement, a rencontré les ambassadeurs des Etats membres de l'UE, le 6 novembre. Il a rappelé l'importance que la Turquie attache à ses relations avec Bruxelles. Javier Solana, responsable des relations extérieures de l'UE, est attendu à Ankara la semaine prochaine. M. Erdogan prévoit de visiter plusieurs capitales européennes pour défendre la candidature de la Turquie et expliquer la politique de son Parti de la justice et du développement (AKP). Il a déjà annoncé qu'il se rendrait à Chypre du Nord le 15 novembre pour y rencontrer le dirigeant turc chypriote, Rauf Denktash, avant de visiter Athènes à l'invitation du premier ministre, Costas Simitis, le 18 novembre. Bien que la question de Chypre ne soit pas officiellement liée à la candidature d'Ankara, la division de l'île continue de faire de l'ombre aux relations entre Ankara et Bruxelles.

M. Erdogan a surpris avec une approche nouvelle, suggérant que la Constitution belge pourrait servir de modèle de gouvernement pour résoudre la question chypriote. D'après la presse turque, cette déclaration lui aurait valu une légère réprimande du ministère des affaires étrangères, qui a rappelé que "la continuité est nécessaire dans les affaires d'Etat". Mais elle a également suscité des réactions positives des pro-européens de la République de Chypre du Nord.

L'AKP est conscient qu'il doit surmonter non seulement la méfiance des institutions laïques de Turquie, mais également celle des Européens qui ne savent pas comment définir ce parti conservateur, dont les dirigeants sont issus de la mouvance islamiste. Les propos conciliants de M. Erdogan, qui multiplie les déclarations pro-européennes et qui poursuivra la coopération avec le Fonds monétaire international, et les ouvertures qu'il a faites au seul parti d'opposition ont pour l'instant rassuré les marchés financiers : la Bourse et la monnaie nationale ont enregistré une nette hausse depuis les élections du 3 novembre.

Reste encore à constituer un gouvernement. Le président, Ahmet Necdet Sezer, n'entamera les consultations pour la formation officielle du gouvernement qu'après la première réunion de l'Assemblée nationale, qui aura lieu cinq jours après la publication officielle des résultats électoraux. C'est ce qui est ressorti de sa première rencontre, jeudi 7 novembre, avec M. Erdogan. Ce dernier ne peut pas être premier ministre en raison d'une peine de prison purgée pour avoir lu un poème religieux en public.

Plusieurs commentateurs ont suggéré que la Constitution soit amendée pour passer cet obstacle et permettre à M. Erdogan de prendre la tête du gouvernement.

    

[Présentation] [Press-Book] [Album] [Activités] [Actualités] [Nous Contacter] [Olusum/Genese]
[Dossier O/G] [Editions A TA TURQUIE] [Bibliographie] [Bibliothèque] [Poésies] [Hommage] [Galeries]
[Exposition] [Manifestations] [Annuaire] [Annonces] [Informations] [Liens] [Carnet Rose] [Quoi de Neuf]

Copyright 1999-2000 © Site créé par ATATURQUIE
Tel : 03 83 37 92 28 / Fax : 03 83 37 83 30 / poste@ataturquie.asso.fr
Webmaster :
Dominique SOUTREL
Site optimisé en 1024 x 768 pour Microsoft Internet Explorer 5

basdroite.gif (174 octets)