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Ataturquie

A TA TURQUIE, Association socio-culturelle

PROJET DE L'ANATOLIE DU SUD-EST

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GÜNEYDOGU ANADOLU PROJESI
(G.A.P)
PROJET DE L’ANATOLIE DU SUD-EST

par
Antoni YALAP
 papier préparé en vue d'un exposé pour le cours "Economie turque" à Inalco


S O M M A I R E

 

>> AVANT-PROPOS

>> PRESENTATION & HISTORIQUE DU G.A.P

>> LES OBJECTIFS DU PROJET

>> COUT DU G.A.P & INVESTISSEMENTS

>> RETOMBEES ECONOMIQUES DANS LES DIFFERENTS SECTEURS (agriculture, industrie, services, tourisme) & EFFETS SUR L’ECONOMIE TURQUE

>>PROBLEMES SOCIOCULTURELS & POLITIQUES DU PROJET (aménagement du territoire, enseignement, exode, partage des eaux, stabilité démographique, politique et économique, problème kurde et terrorisme)

>> CONCLUSION

>> BIBLIOGRAPHIE

 

AVANT-PROPOS

GAP (Güneydogu Anadolu Projesi) est un grand projet lancé au début des années 1980 pour construire le sud-est turc. Le projet est l’un des plus grands d’Europe ; il sera construit par des entrepreneurs turcs et financé par les ressources propres de la Turquie qui veut mener à bien ce projet pour le développement économique, social mais aussi politique de la région.

Comment la Turquie pourra-t-elle financer ce grand projet qui lui permettra de garantir une stabilité politique et économique au sud-est touché par l’exode vers les grandes villes ? Quels seront les bienfaits du GAP au niveau économique (tant au niveau national qu’au niveau international : agriculture, industrie, secteur tertiaire et tourisme), social, culturel et géopolitique ?

Nous allons tenter de répondre à ces questions (celles-ci sous-entendent plusieurs aspects). Dans un premier temps, nous allons présenter le GAP et tracer son historique. Ensuite nous passerons à notre exposé : dans une première partie nous traiterons des objectifs généraux du projet ; dans notre seconde partie, nous déterminerons le coût du projet et les investissements de la Turquie, de l’Europe et d’autres organisations pour le mener à bien et contribuer ainsi au développement du pays ; nous passerons ensuite aux retombées économiques du projet dans les différents secteurs et dans l’économie turque avant de traiter des problèmes socioculturelles et géopolitiques. Avant de Conclure, nous présenterons quelques documents situant le GAP. Nous finirons par quelques mots sur les sources utilisées pour l’exposé et en répondant aux questions.

Mais avant de commencer, quelques explications sur l’historique et les caractéristiques du G.A.P (Güneydogu Anadolu Projesi).

 

PRESENTATION ET HISTORIQUE DU GAP

Deux chiffres clés concernant le G.A.P (Projet de l’Anatolie du Sud-est) lancé aux débuts des années 80, montrent bien son importance capitale pour la construction du sud-est turc à tous les niveaux : 83.000 km² et 32 Milliards de $ américains. L’objectif du GAP est de permettre le développement économique, social, culturel et politique de cette région aride qui a plusieurs problèmes (démographie, exode, chômage, terrorisme, etc.) et d’atteindre le même niveau de prospérité existant dans les autres régions du pays. Le GAP va utiliser les eaux de l’Euphrate et du Tigre pour irriguer les plaines.

Quand les 22 barrages et les 19 centrales hydroélectriques seront construites en 2010, les terres irriguées du pays augmenterons de 50%. La région qui dépendait des autres auparavant sera exportatrice de céréales, de coton et d’autres produits agricoles. Le Barrage d’Atatürk, le 6e plus grand du monde, doublera la production électrique de la Turquie doublera.

Le GAP, nommé ainsi en 1977, a été lancé dans les années 70 avec des projets d’irrigation avec l’Euphrate et le Tigre mais Atatürk pensait déjà à une utilisation rationnelle de ces eaux. Le projet qui, par la suite, est devenu un programme de développement économique et social multi-sectoriel concerne Adiyaman, Batman, Diyarbakir, Gaziantep, Kilis, Mardin, Siirt, Sanliurfa et Sirnak qui constituent une région historique et riche. Le Gap, a moitié terminé, a pour but d’augmenter les niveaux de revenus, d’augmenter le niveau de vie de cette région en incitant les entrepreneurs à investir dans l’industrie, le transport, le tourisme, les télécoms, la santé, l’éducation, l’habitat, l’infrastructure et même dans le sport ainsi que de développer l’emploi, la fertilité du sol. Le projet est construit par des entrepreneurs turcs et financé par les ressources propres de la Turquie. C’est l’un des projets les plus ambitieux d’Europe qui veut garantir la croissance économique et la stabilité sociale. Son coût est de 32 Milliards de $ US. Les travaux sont conduits dans le respect de l’urbanisme, de la protection de l’environnement. Le Haut Conseil au GAP se charge de mener à bien le projet selon le « GAP Master Plan ».

C’est le projet le plus grand projet de la Turquie qui a pour but également l’infrastructure urbaine. L’Etat compte faire disparaître les inégalités régionales en ramenant la civilisation au Sud-est et prouver que la région a un fort potentiel de développement.

Nous allons maintenant voir les objectifs généraux du GAP avant d’analyser son coût et les investissements nécessaires à son achèvement.

 

LES OBJECTIFS DU PROJET DE L’ANATOLIE DU SUD-EST

Le GAP est un projet de développement régional multi-sectoriel et intégré appliqué pour le sud-est turc qui s’appuie sur le développement des ressources en eaux et du sol, le but étant de développer le transport, l’infrastructure, la communication, l’enseignement, l’industrie, la santé mais surtout l’économie agricole, industriel et de services de la région. Ceci se fera grâce à des investissements économiques et sociaux dans tous les secteurs cités. Le projet est conduit selon un programme qui prend en compte les interférences entre les secteurs, la synchronisation entre les différents projets.

Les buts de ce grand projet sont multiples et ne sont pas seulement liés à la construction de centrales hydroélectriques et de barrages. Le projet englobe également des aspects culturels et touristiques. Le souci principal du gouvernement turc est de supprimer les divergences régionales, augmenter le niveau de vie, baisser l’écart de revenus, augmenter la productivité et la fertilité, développer l’emploi, réguler la démographie et mettre en valeur le potentiel de croissance économique par la promotion de l’exportation et de la stabilité sociale.

Nous pouvons, sans trop entrer dans le détail, expliciter les objectifs du GAP à tous les niveaux :

I. AGRICULTURE : augmenter la fertilité du sol ; diversification des activités et des produits agricoles ; augmenter le revenu et affaiblir l’exode en développant l’emploi agricole ; favoriser la production de produits exportés.

II. INDUSTRIE : jouer un rôle dans le développement économique de la région, favoriser l’essor de la technologie et de l’enseignement, diminuer l’écart industriel avec les autres régions, encourager l’export.

III. SECTEUR TERTIAIRE : favoriser le commerce, accroître les services comme les banques ; développer l’enseignement (filles et femmes, niveau scolaire, supérieur, modernisation, moyens) et la santé (hôpitaux, combattre la mortalité infantile, prévention des maladies).

D’autres aspects sont pris en compte dans l’élaboration des objectifs : l’enfance et la femme par exemple. D’autre part, le problème social joue un rôle important ; en effet, la structure sociale et familiale doit être protégée. Au niveau de la démographie, des efforts seront faits pour la promotion du planning familial. L’habitat est également un facteur essentiel : l’urbanisme est à développer et il faudra reloger les gens qui devront partir pour les besoins du projet. Toutes les mesures doivent être prises pour l’essor de l’agriculture, de l’industrie et de l’emploi. Bien sûr, l’Etat compte sur la participation active de la population pour faire aboutir le projet et le mener à bien. La population devra coopérer dans la prise de décisions la concernant.

 

COUT DU GAP ET INVESTISSEMENTS

Le coût total du GAP est à peu près égal à 32 Md$ US. En 1999, 14 Md$ US ont été dépensé. Il y a des crédits étrangers pour la réalisation de projets d’eau potable, de construction de barrages et centrales, de santé et agricoles. Le montant de ces crédits qui s’élève à 2.1 Md$ US est détaillé dans le tableau ci-dessous :

 

ORGANISMEMONTANT DU CREDIT EN $ (Millions)
USA Exim Bank111
Suisse Commercial467
Suisse-Allemand Commercial782
Banque Européenne de l’Investissement104
Banque Mondiale120
AKSKF*183
Crédit du Gouvernement Italien85
Crédit du Gouvernement Français33
Crédit du Gouvernement Allemand15
Crédit du Gouvernement Autrichien200
TOTAL2.100
* Fond de Développement Social du Conseil Européen 

Le besoin total en investissement est égal à 14 katrilyon 865 trilyon 753 milyar de Livres turques (32 md $US). Le taux de réalisation pécuniaire atteint à ce jour est de 44%. En 2000, il était prévu d’investir 341 trilyon TL dans les secteurs économiques (agriculture, mines, énergie, transport et tourisme) et 81 trilyon dans les secteurs sociaux (logement, enseignement, santé, infrastructures municipales, services publics) pour GAP donc 422 trilyon TL. Dans le tableau ci-dessous, on voit avec les prix de 2000 et en milliards TL le coût du projet, la réalisation jusque fin 1999 et le taux de réalisation :

SECTEURSCOUT TOTALINVEST. CUMULE (FIN 99)POURCENTAGE DE REALISATION
Agriculture4 499 329576 09412.8
Energie4 780 1583 608 56675.4
Mines345 055337 00097.6
Production664 275268 85240.5
Télécoms et Trans.3 290 9061 013 26230.7
Tourisme24 9836 08324.3
Habitat143 79849 63434.5
Enseign. et Santé394 338294 48274.6
Autres Serv. Publ.722 911401 45855.5
TOTAL14 865 7536 555 43144.0

Dans le tableau ci-dessous, nous allons voir avec les prix 2000 et en milliards de livres turques, la part des investissements au GAP dans les investissements totaux du pays et la comparaison entre 1990 et 2000 :

AnnéeTURQUIEGAPPART DU GAP (%)
 Invest.Augm. (%)Invest.Augm. (%) 
19905.364.328 436.183 8.1
  -6.3 -1.5 
19915.030.780 429.512 8.5
  +3.5 -10.9 
19925.207.611 382.383 7.3
  -4.6 -1.5 
19934.966.095 376.619 7.6
  -21.6 -22.2 
19943.891.796 292.998 7.5
  -27.7 -30.8 
19952.815.113 202.713 7.2
  +26.6 +21.4 
19963.562.811 246.095 6.9
  +7.9 +20.2 
19973.846.679 295.860 7.7
  +47.4 +27.4 
19985.671.429 377.117 6.6
  -10.6 -21.1 
19995.073.000 297.670 5.9
  +16.0 +41.9 
20005.905.000 422.377 7.1

Source : Programme d’Investissement 2000 DPT

 

Il est utile de préciser que les investissements administratifs ne sont pas inclus. En 1999-2000, excepté deux années, on constate que la part du GAP dans l’investissement public total de l’Etat est de 7.3%. Le projet est financé à 76% par les ressources internes (11.298 trilyon TL) et à 24% par les crédits extérieurs (3.568 trilyon TL). Le besoin total est de 32 Md$ US (14.866 trilyon TL).

Au fur et à mesure que le projet avance, les investisseurs portent une grande attention à la région. De 1995 à 1999 379 investisseurs turcs et 313 investisseurs étrangers ont visité la région mais les visites ne se sont pas encore transformées en investissements dont la région et le GAP ont tant besoin. Les hésitations étaient dus à la forte inflation et aux activités terroristes dans la région. Maintenant que l’inflation chute et le terrorisme disparaît, l’Etat compte sur la reprise des investissements. Les investissements des étrangers étaient liées au pétrole mais depuis les investisseurs signent des contrats de textile, de bâtiment et d’alimentation. Les grandes firmes turques s’intéressent de plus en plus à la région où l’accumulation du capital et le nombre d’établissements industriels (de 550 à 873) augmente très rapidement. Les investisseurs locaux investissent également dans le projet.

 

RETOMBEES ECONOMIQUES DU GAP

Le GAP qui est conduit en relation avec plusieurs institutions européennes, internationales et turques aura des conséquences importantes sur l’économie turque : quand les barrages seront achevés, la Turquie pourra contrôler 28% de son potentiel en eau et les centrales produiront plus de 27 milliards de kwh d’électricité par an. 1.7 millions hectares de terre (sur 3.1 M ha au total) pourront être irrigués. Le projet qui va coûter à la Turquie 32 Md$US permettra à terme avec des productivités fortes en agriculture et en industrie de multiplier le niveau de revenu par cinq et le chômage sera limité (on prévoit la création d’emploi pour 3.5 millions de personnes dans la région).

Au niveau des entreprises, celles qui investiront dans la région bénéficieront des facilités : sont concernées les entreprises qui investissent dans la région et celles qui emploient plus de dix personnes. Des réductions d’impôt, échéances de paiement de ces impôts, les charges patronales prises en charge par l’Etat.

Il ne faut pas oublier que le GAP est un projet qui s’appuie sur les ressources en eau du Firat et du Dicle : jusqu’en 1997 seul 201000 ha de terres étaient irriguées, à la fin du projet, 1.700.000 ha seront irrigués grâce aux barrages construits.

Le but est de faire de la région, une zone industrielle exportatrice de produits industriels basés sur l’agriculture. On veut en faire une « base d’exportation ». Selon les prévisions, les effets du projet sur l’économie turque seront très importantes : irriguer 1.7 millions d’ha, produire 27 milliards kwh d’électricité, augmenter le revenu par tête de 106%, créer des possibilités d’embauche pour 3.5 millions de personnes. Les effets sur l’économie turque seront importantes car l’exode sera en partie évité, les inégalités régionales diminuées, les exportations augmenteront. Au niveau politique, la Turquie aura un avantage considérable sur l’eau des deux fleuves. D’autre part, grâce aux barrages et aux centrales hydro-électriques les importations de la Turquie diminueront.

A terme, on prévoit le développement de l’élevage intensif pour le marché mondial. Les revenus agricoles augmenteront : le revenu était en 1985 de 0.8 Md$US et il passera à 6.6 Md$US en 2010.

Les produits stratégiques comme le blé et le coton seront largement développés. D’autres industries peuvent avoir un rôle dans la construction de la région, comme l’industrie des matériaux de bâtiment, emballage, etc.. Mais pour que les effets du GAP soient effectives, il faut à la Turquie 2 Md $ par an.

Comme nous l’avons précisé les principales retombées économiques du GAP seront la création d’emploi, la création d’une nouvelle zone industrielle qui donnera à la Turquie un avantage considérable. Grâce au GAP, d’énormes économies d’importation seront faites. L’exode sera limité, le revenu augmentera et les trois secteurs seront développés en soutenant les entrepreneurs voulant investir dans telle ou telle branche. Avec l’essor des trois secteurs, on se tournera au développement du tourisme.

 

LES PROBLEMES POLITIQUES, SOCIOCULTURELS ET GEOGRAPHIQUES

Le projet est immense et on en attend beaucoup au niveau de l’économie, de la culture, du tourisme, etc… Le GAP est l’avenir de la région : c’est l’unique solution de l’Etat pour apaiser cette région oubliée en raison de sa difficulté économique, culturelle, sociale et politique…

Le GAP est confronté à plusieurs problèmes pour lesquels il doit être la solution : l’exode, l’économie faible, la démographie, l’urbanisme, la stabilité politique …

L’un des principaux argument des investisseurs qui hésitent à investir dans la région est l’insécurité : lutte armée qui existait depuis des années entre le PKK et l’armée turque qui avait son origine certes dans les revendications identitaires mais aussi économiques. Le problème est pour le moment enrayé. Il faut que l’Etat assure la sécurité et accorde des garanties aux investisseurs turcs et étrangers. La région est sujette à d’autres problèmes politiques : avec la Syrie (partage des eaux), Irak (région Nord Kurdistan autonome), Iran, etc. … Une stabilité politique est nécessaire bien que le problème terroriste soit freiné pour le moment.

Au niveau social, les problèmes ne manquent pas non plus : une organisation tribale (une majorité kurde), l’analphabétisme, une démographie complètement différente des autres régions, le chômage sont un frein important au développement du sud-est. La population doit être éduquée sans pour autant détruire l’organisation sociale. La santé et l’enseignement s’améliorant, la mentalité évoluant, le GAP aura une plus grande efficacité économique.

Quant à la géographie, le GAP a mécontenté plusieurs milliers de personnes par son exploitation : pour la construction des barrages, plusieurs villages ont été vidés de leur population. Leur relogement a posé un grand problème et favorisé l’exode au lieu de le freiner.

Au niveau culturel, le patrimoine et les constructions historiques doivent être protégés dans un souci touristique : En effet, dans cette région mal vue en tous points, la protection des richesses culturelles attirera les touristes.

Il est absolument impératif de convaincre la population régionale des avantages du GAP et il faut la préparer au changement. Comme il est indiqué dans le Master Plan, le projet doit être conduit avec la participation de la population qui doit être consciente des évolutions économiques qui l’attendent. Ainsi, le GAP aura atteint son objectif : avec un bon niveau d’éducation, une très bonne gestion de la région, une parfaite stabilité politique, sociale, culturelle, démographique et géopolitique, le projet donnera des fruits qui permettront le développement non seulement de la région mais aussi de la Turquie.

 

CONCLUSION

Le Güneydogu Anadolu Projesi est un projet de développement de la région sud-est de la Turquie, lancé dans les années 70 mais planifié après 1979 : il englobe les villes de Kilis, Gaziantep, Adiyaman, Sanliurfa, Diyarbakir, Mardin, Batman, Siirt et Sirnak.

Son coût total est de 32 Md$ américains. Le projet qui s’étend sur 83.000 km² a pour objectif un développement de l’agriculture et de l’Industrie ainsi que des services et des différents secteurs économiques. 22 barrages permettront d’irriguer 1.7 millions hectares de terres, les 19 centrales électriques produiront 27 milliards de kwh d’énergie et ainsi, limiteront les importations de la Turquie qui aura un avantage considérable sur les eaux de l’Euphrate et du Tigre qu’elle s’approprie.

Le projet est construit par les entrepreneurs turcs qui investiront dans plusieurs branches de l’industrie, de l’agriculture, des services et du tourisme. Le coût sera supporté par l’Etat qui réserve 7% de son budget d’investissement à la région. Les Etats-Unis et les pays européens accordent des crédits pour le GAP qui devrait être achevé en 2010. 44% des 32 Md$ ont été utilisés jusqu’à ce jour.

Le GAP aura des conséquences visibles sur le paysage économique turc : le développement économique de la région sud-est se fera grâce au GAP, des emplois seront créés, l’essor de l’agriculture et de l’industrie feront en sorte que la Turquie exportera des produits venant du sud-est. L’enseignement, la santé, les transports, les télécommunications seront développés. On espère que les disparités régionales soient réduites et que le sud-est devienne une grande zone industrielle où toutes aides seront accordées aux investisseurs qui hésitent à exploiter les possibilités offertes par le GAP. L'objectif principal est d’augmenter le revenu et le niveau de vie.

Toutefois, le plus grand projet de la Turquie est confronté à des problèmes socioculturels et géopolitiques : terrorisme, relations fragiles avec les voisins, problèmes d’urbanisme et de relogement [dû au GAP], la culture et l’organisation sociale féodale, l’éducation et le statut de la femme pour n’en citer que certains …

Une fois que les problèmes seront résolus et le projet accompli, il est certain que la région atteindra un niveau économique comparable aux régions industrialisées de la Turquie. La Turquie pourra, en gérant bien le projet, atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée en ce qui concerne l’industrialisation.

L’Etat sera-t-il capable de mener à bien l’un des plus grands projets du monde qu’est le GAP en dépit des difficultés financières et politiques ? Y aura-t-il un partage équitable des bénéfices générés par le GAP ?

 

BIBLIOGRAPHIE

Le sujet est vaste et englobe plusieurs aspects que nous ne pouvons pas analyser en profondeur dans un exposé de 20 à 30 minutes. Une étude beaucoup plus analytique est nécessaire pour bien comprendre les enjeux du GAP car il est très large et complexe du fait qu’il fait intervenir plusieurs facteurs économiques, socioculturelles, politiques et géographiques.

Voici une bibliographie non exhaustive qui nous a permis de réaliser cet exposé :

 

l <http://www.gap.gov.tr> (site officiel du GAP en turc et en anglais. Site sur lequel vous pourrez trouver plein de renseignements concernant le GAP et ses différents aspects)

l <http://www.gapturkiye.gen.tr> (version simplifiée du site précédent pour ceux qui veulent connaître l’essentiel)

l <http://www.gaib.org.tr/gap-projesi> (présentation et analyse du GAP)

l <http://www.asi.gov.tr/trgap.htm> (présentation des détails concernant les travaux sur les barrages)

l <http://www.ziraatbank.com.tr/baskanliklar/gap.htm> (présentation globale et simplifiée du GAP, détails sur les crédits de la Banque pour le projet)

l <http://www.die.gov.tr> (présentation brève du projet et quelques données statistiques concernant le Güneydogu Anadolu Projesi)

l <http://www.ekonomi.gov.tr> (Données macro-économiques sur la Turquie, quelques données sur la région sud-est)

l <http://www.turkey.org> (Traite très brièvement des richesses culturelles de la haute Mésopotamie)

l <http://www.superonline.com> (plusieurs articles de journaux concernant le GAP, manque de données générales, riche en articles de presse sur le GAP et son développement dans le temps)

 

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