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A TA TURQUIE, Association socio-culturelle

EUROPE - TURQUIE

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Les autres acquis du sommet

P. B.
Le Figaro - 14/12/2002

 

La double pression de l'ultime course aux gros sous pour les candidats à l'adhésion et des exigences turques pour une date de négociation a occulté les autres acquis du sommet.

La défense européenne a fait un pas en avant, en principe du moins. Pour faire taire les réticences turques à leur accorder l'accès aux moyens de l'Otan, les Quinze se sont mis d'accord, par un artifice de procédure, pour que le futur Etat membre de Chypre Sud, perçu comme potentiellement menaçant par Ankara, soit exclu de leurs activités militaires. Il restait à faire entériner cette solution par l'Alliance à Bruxelles, où la Turquie dispose comme tous les autres du droit de veto. Peu enclins à une concession immédiate après la déception de Copenhague, les Turcs ont réservé leur réponse. Un déblocage reste néanmoins possible.

En attendant, l'Union a réitéré sa volonté de prendre la succession de l'Otan en Macédoine, une opération qui a besoin du feu vert d'Ankara. Elle s'est également déclarée «prête», pour la première fois, à prendre la relève de l'Alliance en Bosnie, où la Sfor déploie 12 000 hommes.

Après la catastrophe du Prestige et dans le cadre de la lutte contre la pollution maritime, les chefs d'Etat et de gouvernement demandent que les décisions déjà prises par le Conseil des ministres à Bruxelles, mais supposées entrer en vigueur plus tard, soient «appliquées sans délai».

A propos du Proche-Orient, l'Union a appelé les Etats-Unis, la Russie et l'ONU à adopter avec elle, lors d'une réunion prévue le 20 décembre à Washington, une «feuille de route» conduisant à la proclamation d'un Etat palestinien en 2005.

La réflexion sur la réforme institutionnelle n'a guère progressé. Le communiqué final se borne à rappeler les objectifs d'une refonte du fonctionnement du Conseil européen, «égalité entre les Etats membres, continuité, efficacité et transparence» de ses travaux. Il n'a pu que constater l'existence «d'approches différentes» parmi les Quinze et remettre à un «examen à venir» le souhait de trouver des «orientations communes». Traduit du jargon administratif, la question qui divise est de savoir s'il faut ou non créer la fonction durable de «président de l'Europe», ce que souhaitent les «grands» et récusent la plupart des «petits» pays.

       

 

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