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A TA TURQUIE, Association socio-culturelle

ELECTIONS LEGISLATIVES ANTICIPEES 2002

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La presse turque souligne le fiasco
des partis traditionnels aux élections


ISTANBUL, 4 nov (AFP)
- La presse turque, y compris celle de sensibilité religieuse, mettait l'accent lundi sur le fiasco des anciennes formations parlementaires plutôt que sur la victoire prévisible des pro-islamistes, au lendemain d'élections législatives qui ont porté le parti de la Justice et du Développement (AK) seul au pouvoir.

"Coup de torchon historique", semble se réjouir le quotidien religieux très radical Yeni Safak. "Ecevit, Yilmaz, Bahceli et Ciller sont désormais hors du Parlement", souligne le journal, qui énumère ainsi la liste des dirigeants de quatre partis traditionnels écartés de l'Assemblée.

"Explosion de colère", titre le quotidien islamiste (tendance traditionnaliste) Milli Gazete, pour qui le peuple a pris sa revanche après cinq ans de "supplice" (allusion à la démission forcée du Premier ministre islamiste Necmettin Erbakan sur pression de l'Armée) en "enterrant les partis au pouvoir dans les urnes".

Milli Gazete insiste sur la "lourde facture" payée par le leader ultranationaliste Devlet Bahceli qui s'est "obstiné" à convoquer ces élections anticipées et qui quittera ses fonctions, faute d'avoir permis à son parti de se maintenir au Parlement.

Pour le quotidien Hürriyet, la "première disparition" est celle de M. Bahceli, qui convoquera le congrès de son Action nationale, mais ne sera pas candidat à sa propre succession.

"Comme le prédisaient les sondages, c'est le début d'une nouvelle ère dans notre histoire politique", écrit le quotidien islamiste libéral Zaman.

"l'AKP est seul au pouvoir" et les partis sortants sont tous éliminés du parlement, ajoute t-il.

"Les électeurs ont eu la main lourde" estime pour sa part en une le quotidien libéral Radikal.

Selon l'éditorialiste Ismet Berkan, la nouvelle physionomie du Parlement a son bon et son mauvais côté: le mauvais, c'est que les voix de près de la moitié des électeurs ne sont pas représentées au Parlement, le bon, c'est qu'un seul parti sera au pouvoir.

"Tremblement de terre", commente le grand journal Milliyet qui affiche un large "camembert électoral".

"Hormis le CHP, aucun parti n'a passé le barrage", écrit Milliyet, et "l'AKP est seul au pouvoir".

Quant au quotidien Star, du candidat Cem Uzan, il rappelle le paradoxe de l'éviction judiciaire du chef de l'AKP qui n'a pas pu se présenter à la députation en raison d'une ancienne condamnation pour "incitation à la haine religieuse" et qui ne peut donc pas être nommé Premier ministre.

"La couleur du pouvoir est claire, l'identité du Premier ministre est inconnue", ajoute ce journal.

 

 

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