Le Bon du "NON" Guneri Civaoglu Traduit par Deniz Yucel Sylvestre Milliyet - 31 mai 2005 Dans le " non " du français il y a du bon car la France a perdu le fort poids qu'elle pesait jusqu'à dimanche soir. Autrement dit, comme " Samson qui a perdu sa force lorsqu'il a fait couper ses cheveux ", la France n'est plus l'un des chevaliers de l'apocalypse avec l'Angleterre et l'Allemagne Ca c'est important….. Parce que La France est le pays le plus opposé à l'adhésion de la Turquie à l'UE. Et ... Elle a perdu ses dents et ses ongles. Prendre cela comme ceci est produire du positif à partir du négatif. Et deux bosses ! Si on en restait là, le referendum en France ne devrait pas causer un problème. Mais…. Dans une semaine les Pays Bas voteront. Un deuxième non est fort probable. Ce deuxième non peut être un mauvais exemple qui s'ajoute. Dès maintenant une théorie des dominos a commencé à être utilisée. France, Pays Bas… le prochain ? Ce type des questions ne fait pas le bon mais se pose. De plus il y a le cas pathologique, Angela Merkel… Cette femme a été poussée sur la scène politique comme candidate au poste de premier ministre du parti démocrate chrétien. Elle a ouvert la scène avec le discours " au lieu de l'adhésion de la Turquie à l'UE, un " partenariat exclusif " ". Maintenant elle donne le message " avant le 3 Octobre la Turquie doit reconnaître la République de Chypre ". La France avec ce referendum a perdu de sa force mais si l'Allemagne et Angleterre ne supportent plus la Turquie, ce ne sera pas bien. Si les élections en Allemagne ont lieu avant le 3 Octobre, une Allemagne avec Merkel comme premier ministre peut causer problème à la Turquie Contre cette éventualité, l'UE a déjà commencé travailler dans les coulisses. On donne le message " alignement ! " à l'Allemagne qui a perdu du sang après le referendum en France, qui est en difficulté économique et qui ne peut plus parler à voix haute. L'Angleterre, comme toujours, est dans le circuit pour que ce message soit influent. Dans l'UE, les anciens comme l'Espagne et l'Italie veulent garder l'Allemagne sur cette ligne. Bref… l'Allemagne ne peut pas continuer longtemps avec l'air snob de Merkel. .. Si les Français avaient dit " oui ", bien sûr, pour la Turquie ça aurait été mieux. Mais pour les raisons citées ci-dessus il y a du " bon " de ce " non ". Comme prétendu, les Pays Bas ne peuvent pas causer un effet dominos. De plus ils ne peuvent pas entraîner l'Autriche qui partage presque les mêmes idées que l'Allemagne. On peut avoir des débats contre la Turquie mais la constitution passe. Je me souviens d'un film : " Kramer contre Kramer " Dans ce paysage ce qui est le plus important, c'est que la Turquie ne soit pas contre la Turquie. Si la Turquie se concentre bien sur son rendez-vous du 3 Octobre… si Ankara se prépare sérieusement, à bon escient et sincèrement, il n'y a pas de raison d'avoir peur. |