La
Turquie signale un nouveau cas de grippe aviaire
Le Monde - 17/01/2006
Un enfant hospitalisé à Erzurum (Est) a été testé
positif pour la grippe avaire, a annoncé, mardi 17 janvier, le centre de coordination
pour la grippe aviaire, qui dépend du ministère de la santé. De nouvelles analyses vont
être effectuées à Londres pour attester ces premiers résultats.
S'il était confirmé, ce nouveau cas porterait à vingt
et un le nombre de personnes contaminées par le virus dans le pays. Quatre enfants sont
déjà décédés. Tous étaient originaires de la région de Dogubeyazit, comme le
nouveau cas annoncé aujourd'hui, dont on ignore l'âge et le sexe.
Le bilan pourrait encore s'alourdir puisque un garçonnet
de 5 ans, atteint par la maladie et originaire lui aussi de cette même région, lutte
contre la mort à l'hôpital de Van (Est). Son état de santé s'est détérioré ces
dernières heures. "Hier (lundi) soir, l'infection dans ses poumons s'est
aggravée", a indiqué le médecin-chef de l'hôpital. La sur aînée de cet
enfant, âgée de 16 ans, est décédée, dimanche, de la grippe aviaire.
ABATTAGE
Les deux enfants avaient été amenés à l'hôpital plusieurs jours après avoir
présenté les symptômes de la maladie. Or le Tamiflu, médicament antiviral, doit être
administré dans les premières 48 heures pour une efficacité maximum, estiment les
médecins.
Douze personnes contaminées au total sont actuellement
traitées, et cinq ont ont été guéries et ont quitté l'hôpital. La présence de la
souche H5 de la grippe aviaire a jusqu'ici été confirmée dans 13 provinces (sur 81), et
elle est soupçonnée dans 16 autres. La campagne d'abattage de volailles se poursuit sans
relâche et près d'un million de volatiles ont déjà été tués, la plupart dans l'Est.
Peu avant l'annonce d'une nouvelle contamination, le
premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, s'est défendu des critiques essuyées par son
gouvernement quant à la gestion de la crise. "La Turquie a jusqu'à présent agi
avec succès contre la maladie et nos citoyens n'ont pas de raison de paniquer",
a-t-il assuré devant son groupe parlementaire. M. Erdogan a qualifié
d'"immédiate" la réaction du gouvernement et a insisté sur la transparence de
son action. |