Viande et poisson Jean-Paul Germonville L'Est Républicain - 03/06/2004 Nancy compte une nouvelle "table" dans un décor lumineux travaillé par l'un des propriétaires, Ustuner Ayyiddiz. Il y avait le célèbre film "L'aile ou la cuisse"... une historie de "bonne bouffe" déjà selon l'expression à la mode. Il faudra maintenant compter avec "L'os et l'arête", une appellation qui dit tout, elle aussi. Depuis hier, la gastronomie nancéienne "possède" une nouvelle enseigne, rue de la Visitation. La carte, renouvelée quotidiennement, proposait ce mardi, jour inaugural, chèvre sur toast et sa petite salade, pintade sautée aux champignons - gratin dauphinois, filets de perches - risotto crémeux sauce citron, tarte tatin aux épices douces. "Christophe, le chef, est passé par les cuisines de l'Hôtel de la Reine. Il est excellent", sourit l'un des deux patrons. Ustuner Ayyiddiz. Il a rencontré son associé, Eddy Meddil, par le biais d'un ami commun, déjà de la patrie puisqu'il s'agit de Benoît du "Grand Sérieux". Se sentir bien ! Il aura fallu un mois et demi à Ustuner pour métamorphoser, totalement, l'intérieur de l'ancienne brasserie "Le Zest". Ce spécialiste, c'est vrai, était dans son élément. Venant du bâtiment, profession qu'il n'a d'ailleurs pas abandonnée, il n'a pas son pareil pour aménager un appartement, transformer ou réhabiliter un bâtiment. Ce qu'il a imaginé pour "L'os et l'arête" est particulièrement réussi, classe mais sans tape à l'oeil... entendre par là que tout y a été pensé avec goût pour qu'on s'y sente bien. Seul le zinc n'a pas été transformé. Aux murs immaculés, répond un plafond et une courte surface, côté cuisine, à dominante parme. Tout le volume du fond est fait de pierres apparentes pour la petite touche "historique" cadrant bien avec des parquets de chêne massif. Four à pain Parmi les originalités du lieu, il faut citer quatre figures géométriques orientales posées devant les lumières murales, ce qui rehausse l'ambiance, tout à la fois chaleureuse et intimiste. Il est prévu, dans le cadre d'expositions, d'accrocher des toiles sur ces surfaces. Fauteuils et banquettes "garnissent" les tables de bois. Selon la place de ces dernières, mauve patine, leurs formes varient. Petite touche finale, mais ô combien raffinée, les pieds de lampes individuelles viennent du "Jardin des Délices", un magasin de la capitale spécialisé dans les arts décos. Le tour du "propriétaire" serait incomplet, si n'était mentionnée le four à pain, dégagé lors de la restauration d'un mur. Cet "antique" accessoire avait effectivement sa place, bien visible là. Le patron amis un terme aux toutes dernières finitions durant la nuit précédente. Quant à la partie logistique, gastronomie comprise, Eddy et Ustuner ont reçu un coup de main éclairé de Benoît. |