hautdroite2.gif (179 octets)

Ataturquie

A TA TURQUIE, Association socio-culturelle

EUROPE - TURQUIE

--- Retour ---

Chirac trouve un prétexte pour rediscuter
de l'adhésion de la Turquie à l'Europe

Marc SEMO
Libération - 26/08/2005

 

Selon lui, le refus d'Ankara de reconnaître la république de Chypre n'est pas dans l'esprit qu'on attend d'un candidat à l'Union».

Les autorités françaises ne désespèrent pas d'obtenir un renvoi de l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne prévues pour le 3 octobre. Quinze jours après Dominique de Villepin, Jacques Chirac pourtant longtemps favorable à l'intégration européenne de la Turquie, est à son tour revenu à la charge affirmant vendredi lors d'un entretien avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, que la France voulait discuter les 1 et 2 septembre avec ses partenaires du refus d'Ankara de reconnaître la république de Chypre estimant que cela «n'est pas dans l'esprit qu'on attend d'un candidat à l'Union».

Comme l'exigeaient les «25», Ankara avait signé le 29 juillet un accord étendant son accord d' union douanière à la République de Chypre tout en précisant, dans un document annexe, que ce geste n'équivalait pas à une reconnaissance de Chypre, qui a adhéré à l'UE en 2004. Une reconnaissance formelle n'est pas une condition pour l'ouverture des négociations même si ce pas devra être fait par Ankara à l'issue du processus prévu pour durer une dizaine d'années.

En avril 2004, les chypriotes grecs au sud avaient rejeté lors d'un référendum le plan de l'Onu pour la réunification de cette île divisée depuis l'invasion turque du nord en 1974. Les chypriotes turcs avaient au contraire approuvé le projet onusien.

Sous la pression de l'opinion publique, le gouvernement français reste très réservé sur une adhésion à l'UE de la Turquie pays de 70 millions d'habitants à 99% musulmans et Paris pourrait compter sur le soutien de Berlin si les chrétiens-démocrates allemands gagnent les législatives du 18 septembre. Donnée largement favorite dans les sondages, leur leader, Angela Merkel a réitéré vendredi dans une lettre adressée à 11 chefs d'Etat ou de gouvernement européens ses préférences pour un «partenariat privilégié» avec Ankara plutôt qu'une pleine adhésion «qui demandera trop à l'Union européenne au niveau politique, économique et social, et menacera le processus d'intégration européen».

Le camps des turco-sceptiques, où se retrouvent aussi les Autrichiens et les Néerlandais, n'en reste pas moins très minoritaire et les Britanniques qui occupent ce semestre la présidence de l'UE restent favorables à l'ouverture des négociations à la date prévue. Et Athènes comme Nicosie sont plutôt embarrassées par les surenchères françaises qui risque de compliquer la normalisation avec Ankara.

     

 

[Présentation] [Press-Book] [Album] [Activités] [Actualités] [Nous Contacter] [Olusum/Genese]
[Dossier O/G] [Editions A TA TURQUIE] [Bibliographie] [Bibliothèque] [Poésies] [Hommage] [Galeries]
[Exposition] [Manifestations] [Annuaire] [Annonces] [Informations] [Liens] [Carnet Rose] [Quoi de Neuf]

Copyright 1999-2000 © Site créé par ATATURQUIE
Tel : 03 83 37 92 28 / Fax : 03 83 37 83 30 / poste@ataturquie.asso.fr
Webmaster :
Dominique SOUTREL
Site optimisé en 1024 x 768 pour Microsoft Internet Explorer 5

basdroite.gif (174 octets)