Une récente stabilité économique Le Monde - 09/12/2004 La Turquie, qui a connu une grave crise économique en 2001, a considérablement assaini sa situation depuis, grâce à une politique de rigueur et de réglementation, cette dernière étant inspirée de l'UE depuis le traité d'union douanière de 1996. La croissance est redevenue forte, à 6,9 % en moyenne sur 2002-2003, la très forte inflation est retombée à 12 %, la dette publique, qui reste importante, a diminuée de 94 % en 2001 à 71 % en 2003. Le secteur bancaire a été restructuré, la capitalisation boursière augmente fortement. Le pays est particulièrement dynamique dans le secteur manufactuier et des services, bénéficiant d'un dense réseau de PME et d'une main d'œuvre performante, facilitant les exportations. Mais la Turquie représente 15 % de la population de l'UE mais 2 % de son produit intérieur brut (PIB), soit un PIB par habitant quatre fois inférieur à celui de l'Union à 25, en raison notamment du poids de l'agriculture (35 % des actifs pour seulement 14 % de la valeur ajoutée en 2000) . L'Etat doit aussi relever le défi de "légaliser" les très nombreuses transactions informelles, maîtriser le chômage (10 %), et achever sa transition vers un rôle de redistribution et de régulation. |